Un salarié te permet de servir plus de clients, mais son salaire se paie chaque journée, même les jours creux. Le bon moment pour recruter se lit dans tes ventes ratées : des clients qui repartent faute de bras. Embaucher trop tôt creuse ta trésorerie ; trop tard, tu perds des ventes.
- Coût d’embauche, payé une fois
- 127 €
- Salaire par journée
- 64 €
- Ventes possibles en plus, annoncées par le jeu
- 18 repas
- 6 repas vendus en plus × 9,20 €
- 55,20 €
- 7 repas vendus en plus × 9,20 €
- 64,40 €
Si 5 clients seulement repartent chaque journée faute de place, le préparateur coûte plus qu’il ne rapporte. S’ils sont 10, il apporte 92 € de marge pour 64 € de salaire. Attention aussi à ton point mort : avec ce salaire, il passe de 9 à 16 repas.
La productivité, c’est ce qui est produit pour chaque heure travaillée. Exemple, avec des heures imaginées : ton équipe travaille 16 heures dans la journée et sert 48 repas, soit 3 repas par heure. Avec la machine automatique du jeu (+50 % de capacité), les mêmes 16 heures permettent 72 repas, soit 4,5 repas par heure. Une machine ou une formation de l’équipe (1 164 € au restaurant, +10 % de capacité et plus de qualité) augmentent la productivité sans embaucher.
- Préparateur sur 20 journées : 127 € + 20 × 64 €
- 1 407 €
- Machine sur 20 journées : 2 381 € + 5 % de charges fixes en plus, soit 80,75 € en 20 journées
- 2 461,75 €
- Préparateur sur 40 journées : 127 € + 40 × 64 €
- 2 687 €
- Machine sur 40 journées : 2 381 € + 161,50 € de charges fixes en plus
- 2 542,50 €
La machine ajoute 24 repas de capacité (50 % de 48), quel que soit le moral de l’équipe ; le préparateur en annonce 18 : un peu moins quand il débute ou que son moral baisse, un peu plus quand il a beaucoup d’expérience et un bon moral. Mais la machine demande 2 381 € de trésorerie tout de suite.
Recruter ne suffit pas : il faut aussi manager, c’est-à-dire organiser le travail et protéger l’équipe. Une équipe fatiguée sert moins vite et moins bien. Dans le moteur du jeu, un salarié dont le moral tombe à zéro n’apporte plus que 55 % de la capacité et de la qualité qu’il apporte au moral maximal, et le moral de l’équipe pèse sur la satisfaction des clients. Il baisse quand l’équipe tourne presque à pleine capacité, journée après journée.
Petit quiz
Hier, 3 clients sont repartis faute de place. Un vendeur coûte 58 € par journée et chaque repas laisse 9,20 € de marge. Faut-il l’embaucher tout de suite ?
- Oui, dès qu’un client repart il faut recruter
- Pas encore : 3 repas de plus rapportent 27,60 €, moins que son salaire
- Oui, car un salarié augmente toujours le bénéfice
3 × 9,20 € = 27,60 €, loin des 58 € de salaire. Il vaut mieux attendre que les ventes ratées soient plus nombreuses.
Ton équipe travaille toujours 16 heures par journée, mais sert désormais 60 repas au lieu de 48. Que s’est-il passé ?
- Sa productivité a augmenté
- Elle compte plus de salariés
- Rien, car la productivité ne dépend que du nombre de clients
60 ÷ 16 = 3,75 repas par heure au lieu de 48 ÷ 16 = 3 : plus de repas pour le même temps de travail, c’est une hausse de productivité.
Sur 40 journées, pourquoi la machine automatique revient-elle moins cher qu’un préparateur ?
- Parce qu’elle ne coûte rien à l’achat
- Parce qu’elle fait baisser les charges fixes
- Parce que son coût est surtout payé une fois, alors que le salaire revient chaque journée
La machine coûte 2 381 € d’un coup puis un peu de charges fixes, le préparateur 64 € chaque journée : plus la durée est longue, plus l’achat unique devient avantageux.
Ton équipe tourne à pleine capacité depuis dix journées et son moral baisse. Quelle conséquence dans tes résultats ?
- Aucune, le moral ne se voit pas dans les chiffres
- Elle sert moins de clients et moins bien, donc tes ventes et la satisfaction baissent
- Les salaires baissent automatiquement
Un salarié démotivé apporte moins de capacité et de qualité. Un jour de repos, une prime ou un manager aident à remonter le moral.